Ateliers Pleine Conscience et/ou AutoCompassion 4 septembre

Atelier de découverte OFFERT

de Pleine Conscience et ou d’AutoCompassion en Pleine Conscience 

Ces ateliers de 2h permettent d’expérimenter différentes pratiques de  Pleine Conscience et/ou d’AutoCompassion en pleine conscience, de partager sur le ressenti, les pensées, les émotions et d’avoir des explications sur la méditation.

En distanciel, en ligne en direct, cela nous permet d’être chez soi, de ne pas avoir de temps de transport, de découvrir … avec la caméra allumée (sauf exception), pour que chacun ce sente relié au groupe.

Se traiter comme on traite son meilleur ami, s’apporter du réconfort, de l’apaisement ou du soutien pour traverser le difficile de nos vies en étant conscient… La période que nous traversons peut ainsi être la meilleure pratiquer pour prendre soin de nous même et activer notre système de soin

 

  • Samedi 16 octobre à 17h en ligne en direct
  • samedi 13 novembre à 17h en ligne en direct 

Cet atelier OFFERT permet d’évoquer l’auto-compassion, de visiter différentes pratiques d’auto-compassion en pleience conscience et d’en faire l’expérience puis de partager avant un temps de questions réponses.

C’est également une introduction au prochain programme MSC Mindfulness Self Compassion qui aura lieu

du Samedi 4 décembre au 5 février 2021 en zoom de 15h à 18 h en distanciel via Zoom

et en co-animation.

 

et pour MBSR : la mindfulness pour la réduction du stress :

  • Mercredi 1er septembre à 19h

du Mercredi 8 septembre au 6 novembre 2021   de 19h à 21h30  en salle à Perle Intérieure à Champs

 

Pour en savoir plus :

Auto Compassion en Pleine Conscience – Mindfull Self Compassion MSC

Rentrée Yoga : inscriptions

perle yoga de Perle interieureRentrée  le 6 septembre 2021-  Yoga – Restorative Yoga 

Nous allons pouvoir nous retrouver avec joie en salle à Perle Intérieure pour cette nouvelle saison (avec le Passe Sanitaire pour l’instant).

 

Les inscriptions seront ouvertes depuis le 27 aout 2021

  • Essai en Hatha Yoga le vendredi 3 septembre à 19h et 20h15 sur réservation.
  • Ensuite s’il reste de la place les essais pourront se faire à partir de la semaine prochaine au tarif de  10 € sur réservation.

En plus des cours en salle, des cours en distanciel via zoom en parallèle des cours de YOGA en salle auraient lieu le jeudi à 17h45, 19h.le vendredi à 10h45 et pour le RESTORATIVE YOGA le jeudi à 20h15

En salle, le passe sanitaire ou autre est nécessaire jusqu’à nouvel ordre. Vous serez libre de garder ou non le masque.posture yoga Anne marie Leitao

 

De préférence, vous viendrez avec votre propre tapis de yoga propre et avec votre paréo ou serviette pour poser dessus et en tenue confortable. Si vous utiliser l’un des tapis de la salle, vous le nettoierez avant de le ranger.

Veuillez prendre note qu’aucun remboursement n’aura lieu  en cas d’absence ou si les cours passaient en zoom par mesure gouvernementale y compris si les horaires changeaient légèrement. 

Au plaisir de vous retrouver ou vous rencontrer  pour vous assouplir, vous tonifier, vous recentrer, vous apaiser et prendre du temps pour votre perle intérieure.

 

 

 

Témoignage de transformation avec la Pleine Conscience et l’AutoCompassion

mandala de la nature     Témoignage de transformation  avec les cycles MBSR et MSC la Pleine Conscience et l’AutoCompassion

 

« Je n’y arrive plus, je n’y arrive plus. ..cela tourne en rond dans ma tête. Je voudrais m’apaiser, mais comment faire…un burn out et une récidive de cancer du sein,  je suis bien amochée, je n’aime pas ma vie actuelle, je ne m’aime plus.

Je lis les livres de Christophe André et de Mathieu Ricard, cela me parle, mais je ne sais pas comment faire concrètement.

Un jeudi après midi de novembre 2016 j’ai trouvé la solution, j’ai commencé le stage MBSR.

C’était un non-retour, mon cerveau allait se transformer et j’allais  enfin aimer, apprécier et relativiser.

« Sois douce avec toi …écoute toi … rien n’est plus important que toi…ce que tu fais c’est déjà bien … là en ce moment précis comment vas-tu ? Sont mes nouvelles pensées.

Le stage MBSR fut un moment de partage intense avec les autres et une rencontre avec moi-même. Quel plaisir de se retrouver pour échanger et pour progresser seule et ensemble à la fois. Anne Marie était là avec une douceur, un sourire, un rire inimitable, un respect du chemin de vie de chacun qui nous donnaient toute confiance et qui accompagnaient nos rires et nos larmes d’émotion.

Je me souviens nous avions tous l’impression d’avoir touché au fond de nous, quelque chose que les autres n’avaient pas, comme un cadeau. Je le dis souvent c’est le cadeau qui a  transformé ma vie, ma philosophie de vie. Grâce à la méditation en pleine conscience, je suis tellement plus calme, j’arrive à dire stop à mes pensées négatives, à dire non aux autres, à sentir ce qui est bon pour moi, à être moins en colère avec les autres… j’arrive … arrête Karine …serais-tu devenue trop bienveillante avec toi-même, aurais-tu appris à t’aimer ?

Trop dirait Anne Marie, cela n’existe pas…toujours plus de bienveillance, toujours plus d’amour…

Je suis en chemin, mais de belles pivoines rouges, jaunes, oranges entourent déjà ce chemin, et puis il y a des fontaines pour se réapprovisionner comme les journées en silence, les ateliers, le yoga.

Depuis j’ai rencontré des turbulences dans ma vie privée et professionnelle, je ne suis pas une hermite, la vie continue.

La méditation m’a permis de supporter la douleur, de me rassurer sur son impermanence. Le scan corporel par exemple, me redonne de l’énergie et s’occupe de mon stress, me permet de m’endormir sereinement. Je me sens plus forte physiquement et moralement.

Merci la vie qui m’a permis un jour de croiser MBSR, merci Anne Marie de faire partie de ma vie, et merci à moi de poursuivre le chemin …  »                                   24.02.2020

Et Karine qui suit les cours de Yoga et de Restorative Yoga depuis, a poursuivi avec le cycle AutoCompassion en Pleine Conscience en novembre 2020.

« Le programme MSC de 8 semaines a renforcé mon acceptation de moi-même et m’aide à me sentir plus forte, plus indépendante des autres ou du regard des autres. Peut-être plus de confiance en moi. J’ai appris à reconnaitre des besoins essentiels pour moi (et à y répondre avec la pratique).                                                                                                                     9.01.2021

 Karine. 

 

Avril 2021 : ateliers 2h méditation- Yoga- Restorative / Yoga pelouse 1h / Offert Yoga enfant-parent

Pour vous soutenir en cette période de reconfinement pour les enfants : Atelier parent ou grand parent/ enfant OFFERT sur réservation : Vendredi 16 avril à 14h.

Yoga avec Anne Marie

Pour poursuivre la pratique y compris pendant l’arrêt des cours par zoom de mi avril à fin avril.

Pour les cours à l’extérieure – s’il fait beau – la priorité est donnée à celles et ceux qui ne peuvent se connecter au cours en distanciel depuis janvier ayant payé le forfait. 10 € pour les autres sur les places restantes.

  • Mercredi 14 avril

Yoga Pelouse de 17h30-18h30

Atelier Pleine Conscience et Auto-compassion de 19h à 21 h

  • Vendredi 16 avril

Yoga parent/ enfant OFFERT en distanciel  à 14h – sur inscription

  • Mardi 20 avril

Atelier Yoga : salutation au soleil en distanciel – 19h à 21h en Zoom

  • Mercredi 21 avril

Yoga Pelouse à 17h30

Atelier Pleine Conscience Bienveillance de 19h à 21 h en Zoom

  • Jeudi 22 avril  – Atelier Restorative Yoga en distanciel de 19h – 21h
  • Vendredi 23 avril à 10h – Yoga Pelouse
  • LUNDI 26 AVRIL : Atelier découverte OFFERT sur l’auto-compassion en pleine conscience – introduction au programme MSC du 3 mai au 21 juin de 13h30 à 16h15
  • Mardi 27 avril : Atelier Yoga s’enraciner / équilibre /Yeux 19h-21 en Zoom
  • Jeudi 29 avril : Atelier Restorative Yoga 19h-21 h en Zoom

Les ateliers de 2 h : Pleine Conscience ou Auto-compassion – Yoga ou Restorative Yoga  –

tarif 20 € sur réservation

Yoga sur pelouse 10 € pour les élèves actuels – 12 € pour les autres participants.

Ce que les méditants hindous et taoistes peuvent nous enseigner de l’isolement

La « mer de nuages » sur les monts du Phénix, vue du temple taoïste du Reflet de la Lune (région de Ankang, Chine centrale).
A. Herrou, Author provided

Adeline Herrou, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières et Veronique Bouillier, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Il est des hommes et des femmes qui dans de nombreux endroits du monde, depuis des temps très anciens, font le choix de vivre reclus ou simplement à l’écart. Pour ces moines, ascètes et autres renonçants, l’isolement est volontaire et pensé comme un moyen (peut-être le seul) de se concentrer véritablement sur l’essentiel et d’espérer percer les mystères de l’existence.

En Chine comme en Inde, les vieux sages, grands ascètes et autres ermites, vivent le plus souvent dans des endroits reculés : sur les versants escarpés des montagnes, dans des grottes ou sur des îles inaccessibles, quand ils ne s’adonnent pas à une forme d’itinérance qui suppose tout autant de ne pas s’attacher, ni aux lieux ni aux gens. Dans ces contextes, il s’agit avant tout de ne pas se disperser, d’éviter de perdre son temps et surtout de ne pas gaspiller son énergie vitale.

La question cruciale est alors moins celle de savoir comment ils le supportent que de saisir pourquoi ils le font : qu’est ce qui vaut de se priver à différents degrés de ce que le commun des mortels est enclin à rechercher plus que tout : le plaisir, le confort, la sécurité ? Est-ce du reste véritablement de la privation ? Et surtout quel bénéfice de l’ascèse justifie les renoncements qu’elle suppose ?

Une forme d’oubli de soi chez les taoïstes

Aujourd’hui en Chine, les moines taoïstes incarnent l’idée qu’une vie retirée est un moyen privilégié pour accéder aux sphères les plus élevées de la connaissance et de la pratique du Tao, la Voie, indéfinissable, que les adeptes cherchent à atteindre afin de gagner l’immortalité.

Pour cela, ils font le choix difficile de tout quitter pour mener une vie à contre-courant. Ils ne sont pas nécessairement très nombreux au regard de la population chinoise mais ils sont très respectés, perpétuant la figure ancienne des sages qui font retraite pour pratiquer les arts de la « longue vie sans mourir ».


Au sommet de la montagne, le temple taoïste du Tambour battant (région de Ankang, Chine centrale).

A.Herrou, Author provided

Mais ils sont difficiles à approcher et beaucoup les cherchent, du commun des mortels aux praticiens. Ces « maîtres » sont de précieux conseil pour ceux qui parviennent à les trouver et à leur poser les questions qui les taraudent, ou à les interroger sur le sens de l’être. Ils habitent dans les temples qui parsèment la Chine, optant pour une vie entre soi dans des communautés monastiques.

Les méditants peuvent alors compter sur une gestion collective des questions de subsistance et de vie quotidienne, afin de se consacrer à leur pratique. D’autres adoptent une existence encore plus isolée, en ermites. Dans tous les cas, ils ne vivent pas pour autant en reclus. Détenteurs de rituels au cœur de la vie sociale – divinatoires, thérapeutiques, propitiatoires, funéraires–, ils sont très souvent sollicités localement et parfois aussi par des personnes venues de très loin pour les rencontrer.

Retraite et purification

Il n’est pas rare qu’à un moment donné de leur existence, souvent dans les premières années de pratique, ou de façon plus régulière, ces méditants effectuent des retraites au sein de leur vie déjà à l’écart. L’isolement quasi total leur permet alors de s’adonner à plein temps à l’exercice de la méditation, souvent assorti de jeûnes alimentaires et mêlant techniques de visualisation et de respiration.

Ils sont parfois aidés par des compagnons de pratique, pour les ravitailler et surveiller leur santé ; ou ils sont complètement seuls et refusent tout soutien, quitte à signaler aux éventuels visiteurs par un panneau qu’ils font une retraite « sans parole » ou à les dissuader de les aborder en se faisant passer pour fous.


Jeune moine taoïste pratiquant le wushu. Faire le vide quelle que soit l’affluence au temple (région de Ankang, Chine centrale).

A.Herrou, Author provided

Déjà au début des Six dynasties (220-589), on trouve des descriptions précises de procédés dits « alchimiques » qui comprenaient une période de retraite et de purification (allant d’une semaine à cent jours) dans une montagne ou un lieu calme avec un ou plusieurs assistants.

L’oubli de soi

La métaphore de la transmutation des métaux est toujours utilisée aujourd’hui : comme on raffine le minerai (cinabre) pour obtenir du mercure, on affine son corps et son esprit pour parvenir à la quintessence de son être. Mais dans ce contexte, une telle transformation vise une forme « d’oubli de soi ». Il n’est pas question de rechercher le bien-être, mais d’entrer plus avant dans la difficulté. En transformant les énergies de son corps et en tournant le regard vers l’intérieur de soi, il s’agit d’oublier son « moi humain » et l’ensemble des choses matérielles de ce monde, pour tenter d’accéder à son « véritable moi ».


Un moine taoïste pratiquant dans une grotte près du temple Longmen dong (province du Shaanxi, Chine centrale). 
A. Herrou, Author provided

Alors seulement on pourra percevoir ce que les yeux ne parviennent pas à voir, les oreilles à entendre, l’odorat à sentir, les mains à toucher ou encore le palais à goûter. Être réceptif à une intuition décuplée ou à une forme de concentration focalisée par l’intention (yinian), permet de basculer du monde « avec forme » au « sans forme », du pensé à l’impensé. Les plus avancés dans la quête parviennent au « non-agir » wuwei – une notion clé du taoïsme qui désigne une forme de tranquillité de l’esprit et un mode d’action qui ne force pas, en lien avec « le naturel et le spontané » (ziran), une attitude particulièrement efficace qui permet toutes les réalisations.

Ainsi, en franchissant la passe mystérieuse, on « ouvre en soi sagesse et perspicacité », pour mieux comprendre les autres et plus généralement l’humain. Cela explique que les maîtres qui s’adonnent à l’ascèse sont dits capables d’entrer en résonance avec les femmes et les hommes qui viennent les consulter, d’entendre ce qu’ils ne leur disent pas et de voir ce qu’ils ne leur montrent pas.


Moine taoïste dans sa cellule (région de Hanzhong, Chine centrale).

A.Herrou, Author provided

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vie simple et sans pression est ici associée aux idées de quiétude et de modération. Un moine taoïste faisant l’éloge de la parcimonie (se 啬) lui donne trois sens, quand il est question de culture de soi : ne pas gaspiller [son énergie], la consommer doucement pour la consommer longtemps (selon le proverbe chinois « un filet d’eau coule longtemps », xishui changliu) et s’évertuer à en réaccumuler pour conserver la même force de vie.

Une telle vie n’est pas pour autant synonyme d’austérité. Une raison peut-être pour laquelle elle continue à attirer de jeunes adeptes dans la Chine d’aujourd’hui. Les maîtres taoïstes suggèrent qu’elle puisse procurer un bonheur sans nom ; de fait, ceux qui les observent, dont l’ethnologue, sont frappés de constater l’importance de l’humour dans les voies du renoncement ;

En Inde, l’enfermement en soi

L’ascétisme hindou prône l’itinérance comme valeur suprême : le détachement, le retrait du monde tendent à s’exprimer par le refus de ses valeurs de sédentarité que sont l’ancrage dans la famille, dans la maison, dans la production. Toutefois les ascètes peuvent choisir, parfois de façon temporaire, un lieu de retraite, un lieu retiré du tumulte du monde pour s’adonner à leurs pratiques méditatives.

Car, qu’ils soient vishnouites, shivaïtes ou d’une autre obédience, nombreux sont les ascètes qui s’adonnent à une pratique spirituelle, le plus souvent de type yogique (voir sur ce sujet l’ouvrage à paraître Une sagesse du corps édité par Ysé Tardan-Masquelier).


A côté de leur vie solitaire, les ascètes participent aussi à de grandes cérémonies, ici l’intronisation d’un chef de monastère au Népal.

Visuel de Frédéric Desportes, à partir d’une photographie de V.Bouillier, Author provided

Ils s’enferment alors volontiers dans ce qui est qualifié de grotte, guphâ, qui peut être aussi bien une anfractuosité dans le rocher, une cellule empierrée, une cave aménagée sous un temple ou dans un lieu retiré. Si la tutelle d’un maître est nécessaire, le cheminement d’étape en étape vers la phase ultime, le samâdhi (union, concentration, extase et accès à la réalité ultime) requiert le calme et la sérénité que seule permet la mise en retrait. Comme le recommande la Hatha Yoga Pradipika (La « Petite lampe du Hatha Yoga »), un texte de Svatmarama (texte classique du Hathayoga du XVe siècle),

 

Le Haṭha Yogin doit […] pratiquer à l’intérieur d’une petite cellule de la dimension d’un arc [c.à.d. quatre fois la dimension du bras]. La cellule doit avoir une petite porte ; être sans fenêtre, sans trou ni fissure, ni trop haute ni trop basse. » (HYP 1.12-13)


Une yogini à Kathmandu. Fort peu de femmes sont initiées comme renonçantes.

V.Boullier, Author

 

Mais bien au-delà des nécessités pratiques, l’enfermement dans un espace clos peut revêtir toute une dimension métaphorique, qui, en premier lieu, renvoie au motif universel de la matrice et au thème de la naissance initiatique : pénétrer dans une grotte, une cave, évoque le processus de regressus ad uterum, retour aux origines, un enfermement dont le méditant sort au terme d’un processus de transformation qui apparaît comme une nouvelle naissance.

Les ascètes Nath Yogis, en particulier, ont tout un monde légendaire dans lequel les Yogis héroïques connaissent toutes sortes de réclusions, le plus souvent au sein de la terre, avant d’être libérés par un maître ou d’émerger transformés et susceptibles d’accéder à la connaissance suprême.

Le corps comme microcosme du macrocosme

Cependant la renaissance permise par le passage dans cette bhû-garbha, cette « terre-matrice » n’est possible que par l’adoption de pratiques d’ascèse physiologico-mystiques qui reposent sur une conception du corps comme microcosme du macrocosme.


Illustration du corps yogique avec ses canaux et cakra, issu de l’ouvrage co-dirigé par Gilles Tarabout et Véronique Bouillier, Images du Corps dans le Monde Hindou.

Openedition, CC BY

Le travail sur son corps de celui qui est reclus, notamment le travail sur la respiration, active la circulation de l’énergie dans le système des canaux corporels qui obéissent à une vision mystique de la physiologie.

Ce mouvement de l’énergie trouve son aboutissement dans le sommet du corps, dans la voute crânienne, où, selon les conceptions yogiques, se trouve ce qui est appelé le « lotus aux mille pétales » au niveau de la fontanelle, le lieu de conjonction entre l’énergie interne que l’ascèse fait s’élever dans le corps et l’absolu, ce qu’on imagine en système shivaïte comme l’union de Shiva et de Shakti, ou l’abolition de toute dualité.

Plusieurs textes de cette tradition tracent une analogie entre l’espace clos du confinement et cette voute crânienne où se produit l’ultime transformation, dans une série de métaphores autour du vide et du plein, l’absolu étant conçu comme Vide suprême.

Ainsi que le dit la Hatha Yoga Pradipika (4.56) :

« Vide à l’intérieur et vide à l’extérieur, comme une jarre vide dans l’espace. Plénitude à l’intérieur et plénitude à l’extérieur comme une jarre immergée dans l’océan ». C’est alors que l’ascète en méditation, ayant coupé toutes ses attaches, « ayant l’apparence d’un mort », est libéré.


Un jeune Yogi devant deux tombes dans le monastère d’Asthal Bohar en Haryana.

V.Bouillier, Author 

Yogi en charge du feu ascétique (dhuni) au monastère d’Asthal Bohar en Haryana.

V.Bouillier, Author provided

Autre métaphore qui prend tout son poids lorsqu’on sait que les ascètes à leur mort sont inhumés, et non pas brûlés comme il est d’usage dans l’hindouisme, celle de la mort. L’enfermement dans une tombe se double parfois de la croyance en la présence éternelle d’un ascète qui n’a que les apparences de la mort physique, qui est en fait ravi en extase, en samâdhi. D’où les deux sens de ce mot qui signifie à la fois tombe et état de plénitude, immersion dans l’absolu.

Il arrive que les grands méditants décident de pratiquer cette inhumation de leur vivant et se fassent enterrer dans une cavité pour pratiquer leur ascèse, soit jusqu’à leur mort physique, soit pour certains d’entre eux pour une durée limitée, annonçant alors à leurs disciples le moment où ils sortiront de leur réclusion volontaire.

Ce fut le cas par exemple d’un ascète Nath Yogi rencontré dans son monastère isolé du Rajasthan après qu’il eut, selon ses disciples, passé quelques mois dans une grotte souterraine fermée, nourri exclusivement de lait par le moyen d’une paille. A la date annoncée pour sa sortie, toute la communauté se réunit autour de la tombe provisoire pour célébrer le retour au monde de l’ascète héroïque.

La poursuite de l’absolu

Au-delà de la Chine et de l’Inde, pour les hommes et les femmes investis presque à l’extrême dans la poursuite de l’absolu, ce que procurerait ce genre de retraite est de l’ordre de la vertu, de la pureté, de la piété, de la bhakti (dévotion), de la baraka (grâce spirituelle) ou du karma (actes et conséquences des actes), autant d’accès privilégiés (ou différents) au Tao (la Voie), au Mokṣa (la Délivrance), au Fana (l’absorption en Dieu), au Nirvana, au paradis des anges, à la rencontre avec Dieu et/ou avec la quintessence de soi-même.

A ce stade, une telle quête ne peut se faire qu’à l’épreuve du quotidien.

Depuis le lendemain du Nouvel an chinois, le 26 janvier 2020, les temples en Chine sont fermés au public et après trois mois, ils n’ont pas encore rouvert.

Ceux en Inde ont également cessé toute activité, alors que les renonçants Sadhus sont sans doute contraints d’interrompre toute itinérance.

Moines et ascètes se retrouvent ainsi isolés, plus que jamais, de façon inédite. Cela n’est pas sans difficultés, au regard en particulier des rituels inaccomplis et de la diminution des offrandes en nourriture que l’on suppose. Mais de façon générale, on peut dire qu’ils savent faire avec le confinement et les contraintes extrêmes, susceptibles même de les optimiser. Comme nous le dit un moine taoïste de Pékin, par Wechat :

« Tout dépend de la manière dont on parvient à faire usage de ce temps de vide. »The Conversation

Adeline Herrou, Ethnologue, CNRS, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières et Veronique Bouillier, Ethnologue, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

Lâcher Prise…

Lâcher priseSophrologie Perle Intérieure

C’est ne plus s’agripper au passé, mais s’ouvrir à l’instant présent.

Ce n’est ni craindre, ni espérer en l’avenir, mais construire celui-ci au présent.

 

Lâcher prise c’est dénouer le fil de la peur, c’est dénouer le fil de toutes les peurs.

C’est accepter de faire confiance, faire confiance à la vie et se faire confiance.

 

Lâcher prise, c’est apprendre à agir, et non à réagir.

C’est apprendre à aimer sans rien attendre, et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en l’autre.

C’est savoir accepter que l’autre soit différent, et l’aimer tel qu’il est.

 

Lâcher prise c’est apprendre à pardonner, et à se pardonner.

C’est aller au-delà des apparences, et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en soi-même.

 

Lâcher prise c’est savoir naître et renaître à chaque inspiration,

C’est apprivoiser le détachement à chaque expiration.

C’est porter un regard sans cesse renouvelé,

Sur tout ce qui nous entoure.

 

Lâcher prise c’est savoir écouter,

Sans se croire obligé de conseiller ou de diriger.

C’est savoir respecter l’autre et se respecter.

 

Lâcher prise c’est savoir se taire, pour vivre le silence.

C’est apprivoiser le silence, pour que naisse la paix.

Auteur inconnu

 

INVITATION 

Lâchons prise de nos habitudes, de nos conditionnements, du passé, de nos attentes, avec beaucoup de bienveillance et d’auto-compassion pour ce que nous sommes juste maintenant…Perle intérieure photo unsplash crédits christopher burns

Vivre le non attachement, la non attente et l’accueil de ce qui est et de ce qui émerge, avec l’émerveillement du petit enfant qui découvre pour la première fois et chaque inspiration est un miracle

Comme le dit Thich Nhath Hanh : C’est toujours et unique fois que j’inspire dans l’instant présent.

S’ouvrir à la fragilité et à la beauté de cette vie, de notre vie en pleine conscience.

EN PRATIQUE

Fermer les yeux, revenir à votre respiration quelques instant puis ouvrir les yeux quand vous le sentirez pour porter un regard nouveau sur ce qui se présente là juste devant vous… et avec tous vos sens…

Cela peut être une manière de s’ouvrir avec curiosité à notre expérience de vie dans l’instant pour déconnecté du passé ou des pensées…

Belles pratiques à tous. 

 

Curieu.se, j’aimerai participer à la prochaine réunion d’introduction au cycle de méditation pleine conscience MBSR du 13 février à 19h

 

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La méditation de Pleine Conscience : « demeurer dans notre vie »
Une façon simple de chasser les mauvaises habitudes : la curiosité avec la Pleine Conscience
La méditation de pleine conscience contre les troubles de l’humeur

Déprime passagère, stress, irritabilité… Pour lutter contre les troubles de l’humeur associés à la ménopause, des chercheurs américains suggèrent une pratique régulière de la méditation de pleine conscience. On essaye ?

Chez la femme, la ménopause survient en général entre 45 et 55 ans. Ce phénomène naturel (qui correspond à l’arrêt du cycle ovarien) s’accompagne, dans 80 % des cas selon l’Inserm, de symptômes appelés « troubles du climatère » : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, maux de tête, fatigue, sécheresse vaginale, irritabilité…

Justement : selon une nouvelle étude menée par la Mayo Clinic (aux États-Unis), chez les femmes ménopausées, la méditation de pleine conscience pourrait être efficace pour lutter contre les troubles de l’humeur – parmi lesquels le stress, la déprime passagère et l’irritabilité.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont travaillé avec un groupe de 1744 femmes âgées de 40 à 65 ans et ménopausées, donc . Celles-ci ont du répondre à des questionnaires concernant leurs symptômes, ainsi qu’à des questionnaires concernant leur pratique de la méditation de pleine conscience.

schema10 min méditation

FAIRE UNE PAUSE DANS SA TÊTE GRÂCE À LA MÉDITATION

Verdict ? Si la méditation de pleine conscience ne s’avérait pas forcément efficace contre les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, cette activité semblait toutefois faire ses preuves contre le stress, l’anxiété, la déprime passagère et le stress.

« Le principal atout de la méditation de pleine conscience, c’est qu’elle permet de prendre du recul sur son flux de pensées, ce qui constitue une « pause » appréciable en période de stress, explique le Dr. Richa Sood, principal auteur de ces travaux publiés dans le Journal of the International Menopause Society.

Nous pensons donc qu’une pratique régulière de la méditation de pleine conscience devrait être recommandée aux femmes en période de ménopause ou de péri-ménopause, en particulier si elles souffrent de troubles de l’humeur. »

 

Participer à la prochaine réunion d’introduction au cycle de méditation pleine conscience MBSR du 13 février à 19h

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la curiosité avec la Pleine Conscience

Judson Brewer, avec lequel j’ai été en formation « corps-esprit et médecine intégrative durant 8 jours en mai dernier est méditant, psychiatre et chercheur en neuroscience .
Il explique très simplement comment la présence attentive (pleine conscience) aux conséquences de nos mauvaises habitudes peut nous permettre de nous déconditionner.

L’un des processus d’apprentissage conservé dans le système nerveux est : 
Déclencheur, comportement, récompense
.

boucle-habitude

Avec la nourriture c’est « je vois de la nourriture, je mange, je me sens bien, je recommence ».

Ainsi notre cerveau créatif nous dit « la prochaine fois que tu es triste, pourquoi ne pas essayer de manger pour te sentir mieux »… Ainsi ce n’est pas le signal faim qui vient de l’estomac mais le signal émotionnel : se sentir triste qui déclenche l’envie de manger.

D’autres vivent cela aussi avec la cigarette. Nos habitudes peuvent littéralement nous tuer.

La pleine conscience c’est être curieux de ce qui se passe dans le moment présent. La pleine conscience de la respiration : etre curieux de comment se déroule l’inspiration ou l’expiration juste au moment où on y revient sans jugement.

En laboratoire il a proposé aux fumeurs « Fumez et soyez juste curieux à propos de ce que ça vous fait quand vous le faites ».

La pleine conscience c’est voir très clairement le résultat de nos mauvaises habitudes, devenir désenchanté à un niveau viscéral et lâcher prise.  Je vous laisse découvrir la suite…dans cette vidéo de 9 minutes, sous-titrée en français de Judson Brewer.

Enchainement de yoga debout

L’enchainement debout dans toutes les directions à pratiquer n’importe où, n’importe quand pour le bien être de votre colonne, une bonne oxygénation et un esprit apaiser

Cet enchainement peux se pratiquer tous les jours,

  • Le matin, pendant que l’eau du thè ou le café se prépare à jeun
  • A tout moment dans la journée : si le dos le réclame, si la nuque est raide, si le souffle est court…
  • Dehors : dans un jardin, à la montagne, à la mer,
  • En tout lieu : au bureau (y compris sur votre fauteuil – si vous êtes seul…), à l’aéroport (cela m’est arrivé) : pas besoin de tapis
  • En direction des 4 points cardinaux pour changer de point de vue, sortir de nos ornières…

Il peut aussi se pratiquer avec des positions de jambes différentes :

  • Assis jambes écartées
  • Assis sur les talons
  • Debout jambes écartées
  • En Fente en changeant une fois jambe droite devant, puis la gauche,
  • Sur une chaise, un banc,…

Si vous avez du temps, vous pouvez vous allongé au sol et caler au fond d’un fauteuil un moment les yeux fermés avant de repartir à vos activités, revigoré !!

yoga enchainement debout dessin

Se mettre debout.
Présence à la totalité des 2 pieds et à chacun des orteils –
Présence à la respiration en la laissant être. Conscience de tout le corps en train de respirer.

Inspire : ouvrir les bras à l’horizontal de part et d’autre du buste.
Expire : ramener les 2 mains l’une contre l’autre devant le sternum, les épaules basses.
Inspire : laisser le bassin aller à gauche pendant le buste
s’incliner à droite en restant de face. Se souvenir de comme « coller le mur invisible derrière le dos »
Expire : retour à la verticale

L’autre inclinaison de l’autre côté 

Inspire : Tourner la tête les épaules le bassin peut être les chevilles vers la droite – honorer toujours vos limites – Taille amincie bas du dos étiré.
Expire : Retour de face

L’autre rotation à gauche

Inspire monter les bras, les mains restent en contact –
étirer toute la colonne – pubis remonté vers la poitrine, bas du dos étiré.
Poumons pleins : le bassin s’avance – solidement ancré – la poitrine s’ouvre, la tête peut être s’incline légèrement vers l’arrière, regard vers le ciel – toujours taille amincie et étirée… l’extension de la colonne
Puis revenir à la verticale –

Expire : main devant le cœur, plier les jambes, reculer le bassin, étirer la colonne et
s’incliner vers l’avant soit parallèle au sol soit les fesses reculent et les bouts des doigts touchent le sol (toujours mains jointes) dos étiré.
Inspire : remonter mains devant le cœur en déroulant vertèbre après vertèbre à la vertical.
Expire : libérer les mains et les bras de chaque côté du buste.

Prenez un temps pour ressentir les effets. Eventuellement le refaire à souhaits…

podcast perle intérieure yoga allongéYoga – L’enchainement debout

Il m’est arrivé de la pratiquer au bureau alors que j’étais seule, à l’aéroport durant l’attente de l’avion à l’écart des regards indiscrets, devant un lac,… ou spontanément à le faire pratiquer un groupe d’ami en vacances, les pieds dans la rivière (très beau et agréable souvenir)…

Soyons créatif et prenons soin de nous dans le mouvement, avec la présence et dans la joie.

Belle pratique régulière…


Rituel du matin
Rituel du matin à jeun : respiration: Uddiyana Bandha et eau chaude à jeûn

Être conscience dès le reveil

Avant même de mettre pied à terre, dans votre lit, porter l’attention à votre respiration.

Dans quelle zone du corps, la respiration est-elle la plus perceptible ?

« Cela inspire en moi et cela expire en moi. » 1 à 2 minutes

Simplement toucher le mouvement de la vie en soi. Etre à l’écoute de la vie en soi. Se sentir vraiment vivant(e)…

Uddiyana Bandha : technique de respiration à jeûn

Que vous pouvez faire dans votre lit, jambes pliées ou debout jambes légèrement pliées, mains sur cuisse, buste inclinés vers l’avant : à jeun.

Expirez complètement et demeurer poumon vide en « avalant et en relâchant le ventre plusieurs fois, dans l’aisance avant d’inspirer tranquillement.

À répéter : 3 à 5 cycles – Avec la pratique, il sera aisé de rester plus longtemps poumons vides et de d’augmenter le nombre de cycle

Bienfaits : Stimule l’activité intestinale et soulage la constipation. Renforce le système immunitaire. Équilibre l’esprit, calme l’irritabilité et la colère et dissipe les humeurs dépressives.

Boire un verre d’eau chaude à jeun tous les matins

Mon astuce : investir dans une bouilloire « intelligente » pour chauffer l’eau à 50 ou 60 ° ainsi l’eau est buvable facilement et on ne se brule pas ! Prendre de l’eau à 100 ° est nocif pour les tissus de la bouche et de l’œsophage…

Bienfaits et vertus de l’eau chaude: 

  • L’eau chaude nettoie le tube digestif et aide à nettoyer le corps des toxines.
  • L’eau chaude lutte contre la constipation
    Le manque d’eau est responsable de douleurs et difficultés à la selle. L’eau chaude à jeun stimule les mouvements des intestins et lutte contre la constipation en décomposant les produits alimentaires ingérés.
  • L’eau chaude soulage la douleur
    L’eau chaude est considérée comme le remède le plus puissant pour soulager les douleurs des règles et les maux de tête. La chaleur de l’eau a un effet calmant et relaxant sur les muscles des abdominaux. L’eau chaude est efficace pour soulager spasmes et crampes. L’effet de la chaleur augmente le flux sanguin et relâche les muscles tendus.

Belle journée ! bon soleil dans le cœur !

Vous pouvez ensuite enchainer avec la salutation au soleil ou les débuts du cours de yoga que vous connaissez (enregistrement audio sur le site – Page Ressources) ou autre enchainement de yoga…