Ce que les méditants hindous et taoistes peuvent nous enseigner de l’isolement

La « mer de nuages » sur les monts du Phénix, vue du temple taoïste du Reflet de la Lune (région de Ankang, Chine centrale).
A. Herrou, Author provided

Adeline Herrou, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières et Veronique Bouillier, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Il est des hommes et des femmes qui dans de nombreux endroits du monde, depuis des temps très anciens, font le choix de vivre reclus ou simplement à l’écart. Pour ces moines, ascètes et autres renonçants, l’isolement est volontaire et pensé comme un moyen (peut-être le seul) de se concentrer véritablement sur l’essentiel et d’espérer percer les mystères de l’existence.

En Chine comme en Inde, les vieux sages, grands ascètes et autres ermites, vivent le plus souvent dans des endroits reculés : sur les versants escarpés des montagnes, dans des grottes ou sur des îles inaccessibles, quand ils ne s’adonnent pas à une forme d’itinérance qui suppose tout autant de ne pas s’attacher, ni aux lieux ni aux gens. Dans ces contextes, il s’agit avant tout de ne pas se disperser, d’éviter de perdre son temps et surtout de ne pas gaspiller son énergie vitale.

La question cruciale est alors moins celle de savoir comment ils le supportent que de saisir pourquoi ils le font : qu’est ce qui vaut de se priver à différents degrés de ce que le commun des mortels est enclin à rechercher plus que tout : le plaisir, le confort, la sécurité ? Est-ce du reste véritablement de la privation ? Et surtout quel bénéfice de l’ascèse justifie les renoncements qu’elle suppose ?

Une forme d’oubli de soi chez les taoïstes

Aujourd’hui en Chine, les moines taoïstes incarnent l’idée qu’une vie retirée est un moyen privilégié pour accéder aux sphères les plus élevées de la connaissance et de la pratique du Tao, la Voie, indéfinissable, que les adeptes cherchent à atteindre afin de gagner l’immortalité.

Pour cela, ils font le choix difficile de tout quitter pour mener une vie à contre-courant. Ils ne sont pas nécessairement très nombreux au regard de la population chinoise mais ils sont très respectés, perpétuant la figure ancienne des sages qui font retraite pour pratiquer les arts de la « longue vie sans mourir ».


Au sommet de la montagne, le temple taoïste du Tambour battant (région de Ankang, Chine centrale).

A.Herrou, Author provided

Mais ils sont difficiles à approcher et beaucoup les cherchent, du commun des mortels aux praticiens. Ces « maîtres » sont de précieux conseil pour ceux qui parviennent à les trouver et à leur poser les questions qui les taraudent, ou à les interroger sur le sens de l’être. Ils habitent dans les temples qui parsèment la Chine, optant pour une vie entre soi dans des communautés monastiques.

Les méditants peuvent alors compter sur une gestion collective des questions de subsistance et de vie quotidienne, afin de se consacrer à leur pratique. D’autres adoptent une existence encore plus isolée, en ermites. Dans tous les cas, ils ne vivent pas pour autant en reclus. Détenteurs de rituels au cœur de la vie sociale – divinatoires, thérapeutiques, propitiatoires, funéraires–, ils sont très souvent sollicités localement et parfois aussi par des personnes venues de très loin pour les rencontrer.

Retraite et purification

Il n’est pas rare qu’à un moment donné de leur existence, souvent dans les premières années de pratique, ou de façon plus régulière, ces méditants effectuent des retraites au sein de leur vie déjà à l’écart. L’isolement quasi total leur permet alors de s’adonner à plein temps à l’exercice de la méditation, souvent assorti de jeûnes alimentaires et mêlant techniques de visualisation et de respiration.

Ils sont parfois aidés par des compagnons de pratique, pour les ravitailler et surveiller leur santé ; ou ils sont complètement seuls et refusent tout soutien, quitte à signaler aux éventuels visiteurs par un panneau qu’ils font une retraite « sans parole » ou à les dissuader de les aborder en se faisant passer pour fous.


Jeune moine taoïste pratiquant le wushu. Faire le vide quelle que soit l’affluence au temple (région de Ankang, Chine centrale).

A.Herrou, Author provided

Déjà au début des Six dynasties (220-589), on trouve des descriptions précises de procédés dits « alchimiques » qui comprenaient une période de retraite et de purification (allant d’une semaine à cent jours) dans une montagne ou un lieu calme avec un ou plusieurs assistants.

L’oubli de soi

La métaphore de la transmutation des métaux est toujours utilisée aujourd’hui : comme on raffine le minerai (cinabre) pour obtenir du mercure, on affine son corps et son esprit pour parvenir à la quintessence de son être. Mais dans ce contexte, une telle transformation vise une forme « d’oubli de soi ». Il n’est pas question de rechercher le bien-être, mais d’entrer plus avant dans la difficulté. En transformant les énergies de son corps et en tournant le regard vers l’intérieur de soi, il s’agit d’oublier son « moi humain » et l’ensemble des choses matérielles de ce monde, pour tenter d’accéder à son « véritable moi ».


Un moine taoïste pratiquant dans une grotte près du temple Longmen dong (province du Shaanxi, Chine centrale). 
A. Herrou, Author provided

Alors seulement on pourra percevoir ce que les yeux ne parviennent pas à voir, les oreilles à entendre, l’odorat à sentir, les mains à toucher ou encore le palais à goûter. Être réceptif à une intuition décuplée ou à une forme de concentration focalisée par l’intention (yinian), permet de basculer du monde « avec forme » au « sans forme », du pensé à l’impensé. Les plus avancés dans la quête parviennent au « non-agir » wuwei – une notion clé du taoïsme qui désigne une forme de tranquillité de l’esprit et un mode d’action qui ne force pas, en lien avec « le naturel et le spontané » (ziran), une attitude particulièrement efficace qui permet toutes les réalisations.

Ainsi, en franchissant la passe mystérieuse, on « ouvre en soi sagesse et perspicacité », pour mieux comprendre les autres et plus généralement l’humain. Cela explique que les maîtres qui s’adonnent à l’ascèse sont dits capables d’entrer en résonance avec les femmes et les hommes qui viennent les consulter, d’entendre ce qu’ils ne leur disent pas et de voir ce qu’ils ne leur montrent pas.


Moine taoïste dans sa cellule (région de Hanzhong, Chine centrale).

A.Herrou, Author provided

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vie simple et sans pression est ici associée aux idées de quiétude et de modération. Un moine taoïste faisant l’éloge de la parcimonie (se 啬) lui donne trois sens, quand il est question de culture de soi : ne pas gaspiller [son énergie], la consommer doucement pour la consommer longtemps (selon le proverbe chinois « un filet d’eau coule longtemps », xishui changliu) et s’évertuer à en réaccumuler pour conserver la même force de vie.

Une telle vie n’est pas pour autant synonyme d’austérité. Une raison peut-être pour laquelle elle continue à attirer de jeunes adeptes dans la Chine d’aujourd’hui. Les maîtres taoïstes suggèrent qu’elle puisse procurer un bonheur sans nom ; de fait, ceux qui les observent, dont l’ethnologue, sont frappés de constater l’importance de l’humour dans les voies du renoncement ;

En Inde, l’enfermement en soi

L’ascétisme hindou prône l’itinérance comme valeur suprême : le détachement, le retrait du monde tendent à s’exprimer par le refus de ses valeurs de sédentarité que sont l’ancrage dans la famille, dans la maison, dans la production. Toutefois les ascètes peuvent choisir, parfois de façon temporaire, un lieu de retraite, un lieu retiré du tumulte du monde pour s’adonner à leurs pratiques méditatives.

Car, qu’ils soient vishnouites, shivaïtes ou d’une autre obédience, nombreux sont les ascètes qui s’adonnent à une pratique spirituelle, le plus souvent de type yogique (voir sur ce sujet l’ouvrage à paraître Une sagesse du corps édité par Ysé Tardan-Masquelier).


A côté de leur vie solitaire, les ascètes participent aussi à de grandes cérémonies, ici l’intronisation d’un chef de monastère au Népal.

Visuel de Frédéric Desportes, à partir d’une photographie de V.Bouillier, Author provided

Ils s’enferment alors volontiers dans ce qui est qualifié de grotte, guphâ, qui peut être aussi bien une anfractuosité dans le rocher, une cellule empierrée, une cave aménagée sous un temple ou dans un lieu retiré. Si la tutelle d’un maître est nécessaire, le cheminement d’étape en étape vers la phase ultime, le samâdhi (union, concentration, extase et accès à la réalité ultime) requiert le calme et la sérénité que seule permet la mise en retrait. Comme le recommande la Hatha Yoga Pradipika (La « Petite lampe du Hatha Yoga »), un texte de Svatmarama (texte classique du Hathayoga du XVe siècle),

 

Le Haṭha Yogin doit […] pratiquer à l’intérieur d’une petite cellule de la dimension d’un arc [c.à.d. quatre fois la dimension du bras]. La cellule doit avoir une petite porte ; être sans fenêtre, sans trou ni fissure, ni trop haute ni trop basse. » (HYP 1.12-13)


Une yogini à Kathmandu. Fort peu de femmes sont initiées comme renonçantes.

V.Boullier, Author

 

Mais bien au-delà des nécessités pratiques, l’enfermement dans un espace clos peut revêtir toute une dimension métaphorique, qui, en premier lieu, renvoie au motif universel de la matrice et au thème de la naissance initiatique : pénétrer dans une grotte, une cave, évoque le processus de regressus ad uterum, retour aux origines, un enfermement dont le méditant sort au terme d’un processus de transformation qui apparaît comme une nouvelle naissance.

Les ascètes Nath Yogis, en particulier, ont tout un monde légendaire dans lequel les Yogis héroïques connaissent toutes sortes de réclusions, le plus souvent au sein de la terre, avant d’être libérés par un maître ou d’émerger transformés et susceptibles d’accéder à la connaissance suprême.

Le corps comme microcosme du macrocosme

Cependant la renaissance permise par le passage dans cette bhû-garbha, cette « terre-matrice » n’est possible que par l’adoption de pratiques d’ascèse physiologico-mystiques qui reposent sur une conception du corps comme microcosme du macrocosme.


Illustration du corps yogique avec ses canaux et cakra, issu de l’ouvrage co-dirigé par Gilles Tarabout et Véronique Bouillier, Images du Corps dans le Monde Hindou.

Openedition, CC BY

Le travail sur son corps de celui qui est reclus, notamment le travail sur la respiration, active la circulation de l’énergie dans le système des canaux corporels qui obéissent à une vision mystique de la physiologie.

Ce mouvement de l’énergie trouve son aboutissement dans le sommet du corps, dans la voute crânienne, où, selon les conceptions yogiques, se trouve ce qui est appelé le « lotus aux mille pétales » au niveau de la fontanelle, le lieu de conjonction entre l’énergie interne que l’ascèse fait s’élever dans le corps et l’absolu, ce qu’on imagine en système shivaïte comme l’union de Shiva et de Shakti, ou l’abolition de toute dualité.

Plusieurs textes de cette tradition tracent une analogie entre l’espace clos du confinement et cette voute crânienne où se produit l’ultime transformation, dans une série de métaphores autour du vide et du plein, l’absolu étant conçu comme Vide suprême.

Ainsi que le dit la Hatha Yoga Pradipika (4.56) :

« Vide à l’intérieur et vide à l’extérieur, comme une jarre vide dans l’espace. Plénitude à l’intérieur et plénitude à l’extérieur comme une jarre immergée dans l’océan ». C’est alors que l’ascète en méditation, ayant coupé toutes ses attaches, « ayant l’apparence d’un mort », est libéré.


Un jeune Yogi devant deux tombes dans le monastère d’Asthal Bohar en Haryana.

V.Bouillier, Author 

Yogi en charge du feu ascétique (dhuni) au monastère d’Asthal Bohar en Haryana.

V.Bouillier, Author provided

Autre métaphore qui prend tout son poids lorsqu’on sait que les ascètes à leur mort sont inhumés, et non pas brûlés comme il est d’usage dans l’hindouisme, celle de la mort. L’enfermement dans une tombe se double parfois de la croyance en la présence éternelle d’un ascète qui n’a que les apparences de la mort physique, qui est en fait ravi en extase, en samâdhi. D’où les deux sens de ce mot qui signifie à la fois tombe et état de plénitude, immersion dans l’absolu.

Il arrive que les grands méditants décident de pratiquer cette inhumation de leur vivant et se fassent enterrer dans une cavité pour pratiquer leur ascèse, soit jusqu’à leur mort physique, soit pour certains d’entre eux pour une durée limitée, annonçant alors à leurs disciples le moment où ils sortiront de leur réclusion volontaire.

Ce fut le cas par exemple d’un ascète Nath Yogi rencontré dans son monastère isolé du Rajasthan après qu’il eut, selon ses disciples, passé quelques mois dans une grotte souterraine fermée, nourri exclusivement de lait par le moyen d’une paille. A la date annoncée pour sa sortie, toute la communauté se réunit autour de la tombe provisoire pour célébrer le retour au monde de l’ascète héroïque.

La poursuite de l’absolu

Au-delà de la Chine et de l’Inde, pour les hommes et les femmes investis presque à l’extrême dans la poursuite de l’absolu, ce que procurerait ce genre de retraite est de l’ordre de la vertu, de la pureté, de la piété, de la bhakti (dévotion), de la baraka (grâce spirituelle) ou du karma (actes et conséquences des actes), autant d’accès privilégiés (ou différents) au Tao (la Voie), au Mokṣa (la Délivrance), au Fana (l’absorption en Dieu), au Nirvana, au paradis des anges, à la rencontre avec Dieu et/ou avec la quintessence de soi-même.

A ce stade, une telle quête ne peut se faire qu’à l’épreuve du quotidien.

Depuis le lendemain du Nouvel an chinois, le 26 janvier 2020, les temples en Chine sont fermés au public et après trois mois, ils n’ont pas encore rouvert.

Ceux en Inde ont également cessé toute activité, alors que les renonçants Sadhus sont sans doute contraints d’interrompre toute itinérance.

Moines et ascètes se retrouvent ainsi isolés, plus que jamais, de façon inédite. Cela n’est pas sans difficultés, au regard en particulier des rituels inaccomplis et de la diminution des offrandes en nourriture que l’on suppose. Mais de façon générale, on peut dire qu’ils savent faire avec le confinement et les contraintes extrêmes, susceptibles même de les optimiser. Comme nous le dit un moine taoïste de Pékin, par Wechat :

« Tout dépend de la manière dont on parvient à faire usage de ce temps de vide. »The Conversation

Adeline Herrou, Ethnologue, CNRS, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières et Veronique Bouillier, Ethnologue, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

Sois douce avec toi …écoute toi …L’expérience de la méditation Pleine Conscience

Aujourd’hui je partage avec vous le témoignage de Maryse et de Karine, qui ont commencé avec MBSR puis ont poursuivi avec les ateliers de soutien de la pleine conscience, les journées de pleine conscience et les cours de yoga ou Restorative Yoga. 

 

Je n’y arrive plus, je n’y arrive plus. ..cela tourne en rond dans ma tête. Je voudrais m’apaiser, mais comment faire…un burn out et une récidive de cancer du sein, je suis bien amochée, je n’aime pas ma vie actuelle, je ne m’aime plus.

Je lis les livres de Christophe André et de Mathieu Ricard, cela me parle, mais je ne sais pas comment faire concrètement.

Un jeudi après midi de novembre 2016 j’ai trouvé la solution, j’ai commencé le stage MBSR.

C’était un non-retour, mon cerveau allait se transformer et j’allais enfin aimer, apprécier et relativiser.

« sois douce avec toi …écoute toi … rien n’est plus important que toi…ce que tu fais c’est déjà bien … la en ce moment précis comment vas-tu ? Sont mes nouvelles pensées.

Le stage MBSR fut un moment de partage intense avec les autres et une rencontre avec moi-même. Quel plaisir de se retrouver pour échanger et pour progresser seule et ensemble à la fois. Anne Marie était là avec une douceur, un sourire, un rire inimitable, un respect du chemin de vie de chacun qui nous donnaient toute confiance et qui accompagnaient nos rires et nos larmes d’émotion.

Je me souviens nous avions tous l’impression d’avoir touché au fond de nous, quelque chose que les autres n’avaient pas, comme un cadeau. Je le dis souvent c’est le cadeau qui a transformé ma vie, ma philosophie de vie. Grâce à la méditation en pleine conscience, je suis tellement plus calme, j’arrive à dire stop à mes pensées négatives, à dire non aux autres, à sentir ce qui est bon pour moi, à être moins en colère avec les autres… j’arrive … arrête Karine …seraistu devenue trop bienveillante avec toi-même, auraistu appris à t’aimer ?

Trop dirait Anne Marie, cela n’existe pastoujours plus de bienveillance, toujours plus d’amour… 

Je suis en chemin, mais de belles pivoines rouges, jaunes, oranges entourent déjà ce chemin, et puis il y a des fontaines pour se réapprovisionner comme les journées en silence, les ateliers, le yoga.

Depuis j’ai rencontré des turbulences dans ma vie privée et professionnelle, je ne suis pas une ermite, la vie continue. La méditation m’a permis de supporter la douleur, de me rassurer sur son impermanence.

Le scan corporel par exemple, me redonne de l’énergie et s’occupe de mon stress, me permet de m’endormir sereinement. Je me sens plus forte physiquement et moralement.

visuel podcast - méditation Perle intérieure 2

Merci la vie qui m’a permis un jour de croiser MBSR, merci Anne Marie de faire partie de ma vie,

et merci à moi de poursuivre le chemin …

Je pratique la méditation de pleine conscience depuis 5 ans. C’est une pratique que j’aborde aussi bien dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle.

Du point de vue personnel,

j’ai toujours été à la recherche de méthodes pour me sentir mieux. C’est la raison pour laquelle, je pratiquais des exercices de sophrologie pour m’aider à gérer mon stress. Depuis l’enfance, je suis quelqu’un d’angoissé, de stressé. Chaque événement de la vie, qu’il soit minime ou grave, me perturbent. Je suis ce qu’on nomme depuis peu, « hypersensible ».

Il est vrai que je me laisse parfois submerger et emporter par mes émotions. Je m’inquiète vite et pour pas grand-chose, me disent mes amis. J’ai souffert de cela pendant longtemps car j’avais l’impression de ne pas être normale et je luttais contre ça.

Avec la pleine conscience, j’ai appris à accueillir mes émotions et non plus les combattre. La pleine conscience m’aide à sortir de l’emprise des pensées négatives, dévalorisantes et désespérantes. Cela me permet de faire face aux émotions, même parfois très douloureuses, de façon bienfaisante, et cultiver ma capacité à prendre soin de moi avec compassion.

Au début, je pratiquais tous les jours. Maintenant, je suis moins assidue mais ce n’est pas gênant car j’ai appris à intégrer cette pratique dans ma vie quotidienne. Dorénavant, je me réjouis d’attendre chez le médecin, au feu rouge ou à la caisse du supermarché car cela m’autorise à prendre quelques minutes où je me recentre, je reviens à la conscience de mon corps, de ma respiration. Je m’offre alors un beau cadeau, être présente à moi-même et non pas en mode pilotage automatique.

Dans le domaine professionnel,

cela m’aide également beaucoup. Je suis enseignante et chacun sait à quel point la vie scolaire est devenue de plus en plus stressante, avec des conditions de travail de plus en plus difficiles. Force est de constater que les élèves de maintenant ne sont plus les mêmes qu’avant. Notre société leur propose des stimulations externes de plus en plus nombreuses, la pression de la réussite, être le meilleur, être parfait. Les écrans peuvent être parfois omniprésents et les solliciter sans cesse. Ces constantes sollicitations ne facilitent pas la concentration et le développement de l’attention. Or, l’attention est bien l’un des piliers principaux de l’apprentissage.

C’est la raison pour laquelle, je débute (en tant qu’enseignante) tous mes cours par 5 min d’exercice de pleine conscience pour les aider à revenir à eux, à se concentrer, à rester en paix et en silence pendant quelques minutes. Lorsque j’oublie de leur proposer c’est eux qui me le réclament.

Et pour aider mes collègues à mieux gérer leur stress, je leur propose un atelier hebdomadaire de pratique de la méditation. Leurs retours sont très positifs et certains pratiquent même en dehors du lycée pour leur plus grande satisfaction.

La méditation n’est pas un remède miracle et cela n’a pas résolu tous les problèmes rencontrés dans ma vie, mais je suis heureuse d’avoir trouvé un moyen de les aborder d’une façon plus sereine.

C’est grâce à Anne-Marie que j’ai découvert ce parcours et je l’en remercie. Car en plus de la formation initiale, elle propose régulièrement des moments de pratique sur une demi voire une journée entière et ces rappels m’aident à maintenir et à renforcer ma pratique. Dernière chose que j’apprécie dans ce cursus, c’est qu’on ne travaille pas uniquement sur le mental mais également sur le corps, car on y associe des exercices de yoga et je trouve cela vraiment complémentaire.

Je les remercie pour leurs partages sincères et suis touchée par les effets positifs et bienfaisants de la Présence bienveillante ou pleine conscience sur la traversée de leur épisodes douloureux avec maladie ou professionnels dans leur vie. Elles continuent après des années à pratiquer pour leur bien être et développer leur auto-compassion.

Vous pouvez débuter avec l’audio « Méditation sur la respiration » mis à votre disposition sur la page « Ressources »

Ou initier un protocole de méditation pleine conscience : en savoir plus

Lâcher Prise…

Lâcher priseSophrologie Perle Intérieure

C’est ne plus s’agripper au passé, mais s’ouvrir à l’instant présent.

Ce n’est ni craindre, ni espérer en l’avenir, mais construire celui-ci au présent.

 

Lâcher prise c’est dénouer le fil de la peur, c’est dénouer le fil de toutes les peurs.

C’est accepter de faire confiance, faire confiance à la vie et se faire confiance.

 

Lâcher prise, c’est apprendre à agir, et non à réagir.

C’est apprendre à aimer sans rien attendre, et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en l’autre.

C’est savoir accepter que l’autre soit différent, et l’aimer tel qu’il est.

 

Lâcher prise c’est apprendre à pardonner, et à se pardonner.

C’est aller au-delà des apparences, et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en soi-même.

 

Lâcher prise c’est savoir naître et renaître à chaque inspiration,

C’est apprivoiser le détachement à chaque expiration.

C’est porter un regard sans cesse renouvelé,

Sur tout ce qui nous entoure.

 

Lâcher prise c’est savoir écouter,

Sans se croire obligé de conseiller ou de diriger.

C’est savoir respecter l’autre et se respecter.

 

Lâcher prise c’est savoir se taire, pour vivre le silence.

C’est apprivoiser le silence, pour que naisse la paix.

Auteur inconnu

 

INVITATION 

Lâchons prise de nos habitudes, de nos conditionnements, du passé, de nos attentes, avec beaucoup de bienveillance et d’auto-compassion pour ce que nous sommes juste maintenant…Perle intérieure photo unsplash crédits christopher burns

Vivre le non attachement, la non attente et l’accueil de ce qui est et de ce qui émerge, avec l’émerveillement du petit enfant qui découvre pour la première fois et chaque inspiration est un miracle

Comme le dit Thich Nhath Hanh : C’est toujours et unique fois que j’inspire dans l’instant présent.

S’ouvrir à la fragilité et à la beauté de cette vie, de notre vie en pleine conscience.

EN PRATIQUE

Fermer les yeux, revenir à votre respiration quelques instant puis ouvrir les yeux quand vous le sentirez pour porter un regard nouveau sur ce qui se présente là juste devant vous… et avec tous vos sens…

Cela peut être une manière de s’ouvrir avec curiosité à notre expérience de vie dans l’instant pour déconnecté du passé ou des pensées…

Belles pratiques à tous. 

 

Curieu.se, j’aimerai participer à la prochaine réunion d’introduction au cycle de méditation pleine conscience MBSR du 13 février à 19h

 

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La méditation de Pleine Conscience ou MBSR

Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre 

Blaise Pascal
Les pensées

La Pleine Conscience ou Pleine Présence ou Conscience Bienveillante est le fait de porter son attention délibérément et intentionnellement à notre expérience d’instant en instant à toute l’expérience que nous sommes en train de vivre.

C’est la définition de Jon Kabat Zinn, docteur en biologie qui a mis en place le cycle de Pleine conscience pour la Réduction du Stress MBSR dans les années 70.

Le plus important est là.

C’est la capacité d’être véritablement à la maison en repos avec tout ce qui s’élève que ce soit

  • dans l’esprit : les pensées de jugement, d’auto-critique, en lien avec le passé ou les projections futures, les images)
  • dans le cœur: toutes les émotions sont reconnues et accueillies « bonjour petite inquiètude » « Bonjour tristesse » « Bonjour colère » et d’observer l’adoucissement de l’émotion ou sa disparition du simple fait de la reconnaitre et de l’étreindre comme on prend un bébé qui pleure dans nos bras…

Nous pouvons noter combien nous pouvons avoir cette tendance en tant qu’être humain à

  • à vouloir fuir une inquiétude, une colère
  • à repousser une douleur, une tension ou à l’ignorer
  • à nous noyer dans des trains de pensées catastrophe qui nous placent en dehors du moment présent. Ce qui génère encore plus de stress. Les pensées ne sont que des productions de l’esprit et non la réalité ou très rarement…

Avec la pratique de la Pleine Conscience, nous apprenons à habiter l’espace de la conscience lui-même ; « la chambre » dont parle Blaise Pascal, à être présent à toute l’expérience de vie qui est la nôtre en nous-même et autour de nous. Ainsi éclairer combien la vie est précieuse et fragile.

« La perle est dans ton cœur, ne cherche pas ailleurs » Kabir

Les Cycles MBSR de novembre 2018 à Mars 2019
mandala1  Prochains cycles MBSR

Pleine Conscience pour la Réduction du Stress.

Novembre 2018

Mercredi 19h-21h30

du 21 novembre au 16 janvier 2019

Réunion d’introduction et de présentation vivement conseillée : Mercredi 14 novembre 2018 à 19h.

    • Dates : mercredi 21, 28 novembre – 5,12, 19 décembre – 2, 9, 16 janvier
  • Journée pleine  :   dimanche 6 janvier 2018 de 9h 30 à 16h
SEPTEMBRE 2018

Jeudi  13h30-16h

du 22 novembre au 18  janvier 2019

Réunion d’introduction et de présentation vivement conseillée : Jeudi 15 novembre 2018 à 14h

    • Dates : Jeudi 13, 20, 27 novembre, 4, 11, 18, 25 décembre à 13h30, et le 7, 15  janvier 2019 
    • Journée pleine  :   dimanche 6 janvier 2018 de 9h 30 à 16h

MARS  2019

MERCREDI de 19h à 21h30

7 mars au 2 mai 2019

 

 Réunion d’introduction étant passée, un entretien téléphonique est nécessaire avant le cycle.

  • Dates : mercredi 7, 14, 21, 28 mars, 4, 11, 18 avril – sauf 25 avril – 2 mai
  • Journée pleine :   dimanche 15 avril 2018 de 9h 30 à 16h


Modalités d’inscription :  Une séance d’information collective précède l’inscription au cycle MBSR. Cette séance a pour intention de présenter le programme et de répondre à toutes les questions qui peuvent se poser autour de cette démarche. A la suite de cette séance collective d’1h30, un court temps d’entretien individuel est proposé à la suite s’il n’a pas déjà eu lieu par téléphone.

Un entretien préalable est nécessaire pour valider l’inscription.
Il se passe généralement par téléphone avant la réunion d’information ou après.

Lieu : Perle Intérieure – 7 rue Albert Einstein – Champs sur Marne
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